Le camp de Terezin (ou Theresienstadt)

     Terezin (nom tchèque, les Allemands disant "Theresienstadt") se divise en deux parties : le ghetto et la petite forteresse.
Vue d'une partie des fortifications de Terezin (la Petite forteresse),
avec la cour de la prison de la Gestapo.
Photo prise après mai 1945
Rues du ghetto de Theresienstadt
Arrivée d'un convoi de Juifs hollandais (février 1944)
     La forteresse de Terezin fut édifiée au XVIIIième siècle afin de défendre les voies d’accès  et d’empêcher les troupes ennemies d’entrer à l’intérieure du pays.
     Dés le début du XIXième siècle, elle servit de prison non seulement pour les prisonniers de guerre, mais aussi pour les détenus politiques ou les opposants au régime des Habsbourg.

Plan de la Petite forteresse de Terezin (Theresienstadt)
découpé et mis dans un album par un survivant, après la guerre
     En juin 1940, elle fut transformée en prison de la Gestapo de Prague. La plupart des prisonniers étaient soit des opposants au régime, soit des résistants, soit des juifs. Terezin n‘était souvent qu’une prison de transit : les prisonniers passaient devant les tribunaux nazis avant d’être envoyés dans des maisons de correction, d’autres prisons ou le plus souvent, dans les camps de concentration. Plus de 32 000 personnes passèrent par cette prison. Plus de 2500 prisonniers périrent à la suite de mauvais traitements, de maladie ou des mauvaises conditions de vie.

Un groupe de prisonniers politiques tchèques
devant l'infirmerie de Terezin en 1941.
     La ville de Terezin quant à elle fut transformée en ghetto. Au début, les prisonniers juifs n’occupaient que les casernes, mais au second semestre 42, devant l’afflux massif des juifs, la population de la ville fut évacuée de force afin d’agrandir le ghetto.
Le ghetto de Terezin devait à l’origine être un camp d’accueil et de passage réservés aux juifs de Bohême et de Moravie.

Une petite fille juive de Prague, Eva Nemova, née en 1937
Photo faite en studio,
avant sa déportation en novembre 1941 à Terezin.
Eva mourut à Terezin ou à Auschwitz.

     Mais il devint rapidement un mouroir.  Le ghetto remplit donc trois fonctions : il fut un lieu de transit, de décimation (plus de 20% des prisonniers y périrent) et de propagande. L’image fausse d’une « territoire peuplé de juifs et relevant de l’administration juive », avancée par les bourreaux nazis ne reculant même pas devant les manœuvres frauduleuses (avant la visite du Comité International de La Croix-Rouge, il fut procédé à des actions d’embellissement …) afin de cacher au public l’état des choses, le sort tragique des prisonniers de Terezin et dissimuler la mise en œuvre de la solution finale.
     De la naissance du ghetto, jusqu’au 20 avril 1945, près de 140 000 personnes passèrent à Terezin. 87 000 d’entre elles furent  déportées en particuliers dans les chambres à gaz de d’Auschwitz-Birkenau. Moins de 4000 survécurent.

Page réalisée  avec l'aide d'une professeure et d'une de ses élèves.
Qu'elles en soit remerciées.

Page de couverture du "Requiem pour Terezin"
Les Editions du Sonneur ont réédité en 2005,
Le Requiem de Terezin

de Josef Bor
Traduit du tchèque par Zdenka et Raymond Datheil
124 pages
15 euros
ISBN : 2-916136-01-0

Les Editions du Sonneur, 5 rue Saint Romain, 75006, Paris    http://www.editionsdusonneur.com/


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